CHSCT du 23 mars 2011
1 - Mise en place de l’EID
2 - Plateforme 3949
1 - Mise en place de l’EID
Suite à la restitution de l’expertise menée par l’ISAST, sur la mise en place de l’EID, de nombreuses questions restaient sans réponse. Particulièrement (mais pas uniquement) en ce qui concerne les formations liées à l’EID. Dans un premier temps, la Direction régionale a expliqué au CHSCT (comme au CE) qu’elle n’a pas communiqué les contenus de formation, car elle-même ne les avait pas !
Devant l’insistance des élus, des contenus de formation ont été communiqués lors du CHSCT du mardi 22 mars. D’autres réponses ont été également apportées lors de cette réunion. La Direction a accepté le report de la consultation du CHSCT au lundi 28 mars, de façon à ce que les élus aient le temps de prendre connaissance de ces documents et de les analyser.
Déclaration des Elus CFE-CGC
Attendu que l’établissement n’a pas pu fournir les plans de formation pour l’EID au Cabinet ISAST, alors que celui-ci avait été mandaté par le CHSCT de Basse Normandie pour nous rendre un avis sur le contenu et la durée de formation, ce qu’il n’a pas pu faire.
Attendu que le même Cabinet, dans son rapport, note que les risques psychosociaux induits par la mise en place de l’EID sont cumulatifs avec ceux déjà présents dans l’Etablissement ; que par ailleurs le Cabinet Secafi, mandaté par la région Auvergne, dénonce les mêmes risques.
Attendu que tout démontre que deux entretiens dans un même lieu, de 30 minutes chacun, menés par deux experts sont plus profitables et pour le demandeur et pour l’Etablissement, et pour la paix sociale, qu’un seul entretien de 50 minutes mené par un généraliste.
Attendu que 4 jours de formation, y compris l’appropriation de AUDE 2010 (qui jusqu’ici reste l’Arlésienne pour tous, y compris pour la Direction Régionale, aux dires mêmes de Madame Blanc et Monsieur Brood), ne font pas la preuve de leur efficacité pour amener au résultat attendu).
En résumé, puisque :
- le demandeur y perd en qualité d’entretien
- le conseiller y gagne en stress
- l’Etablissement ne gagne rien en front office, mais va y perdre en back office
Il ne s’agit pas d’amener de petites mesures correctives, mais de revoir totalement la durée et l’étendue de la formation et de l’accompagnement si on veut amener les agents à rendre le service annoncé à grand renfort médiatique.
Il nous semble irresponsable et inconscient de déployer l’EID dans ces conditions.
2 - Plateforme 3949 et back-office de 1er niveau
Pour mémoire :
Les agents qui travailleront sur cette plateforme seront volontaires.
1 – une plateforme physique avec 14 agents ; 5 postes seront « créés » pour cette plateforme ; dans les faits, la mise en place se fera à effectif constant, ce qui signifie que ces 5 postes seront retirés des agences.
2 – renfort des autres pôles du service « Appui et Coordination » « Activités centralisées » et « Service téléphonique aux entreprises » ; ces agents consacreront 10% à 30% de leur temps de travail à ces tâches.
3 – une équipe répartie sur le réseau (environ 10 agents identifiés IDE), mobilisée dès que nécessaire ; leurs interventions seront planifiées par avance.
4 – recours à la plateforme de « débordement » si nécessaire.
Elle prend en charge :
- 100% de la file IDE
- 100% de la file PST RDV (en basse et moyenne période)
- Les courriels
- Une partie de la file RAC 1er niveau (en basse période)
- Les « Incidents de paiement » et « Attentes »
- Non encore défini : règles de procédure pour le traitement des AAS
Horaires :
Identiques à ceux des agences
Pour les élus CFE-CGC, ce projet ne garantit pas, pour les collègues qui seront concernés par cette plateforme, le respect des accords OATT locaux, particulièrement pour ce qui concerne les horaires individualisés, les jours de forte charge.
D’autre part, les dispositifs acoustiques ne sont pas à la hauteur des objectifs attendus. En conséquence, les élus CFE-CGC ont émis un vote négatif sur ce projet.
Vote du CHSCT : contre, à l’unanimité.
3 mars)
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